Accueil Blog notes

Une Europe sans défense
Vendredi, 20 Décembre 2013 22:38
dfense_europenneLes USA ont décidé de tourner leur regard stratégique vers l’Asie où se trouvent nombre de pays émergents et de potentiels conflits du futur entre la Chine et ses voisins. C’est d’ailleurs tout le positionnement mondial des américains qui fait l’objet d’un «new deal» ne serait-ce que par le fait qu’ils deviennent autonomes en matière énergétique. Les européens, dont certains se sont contentés, depuis des années, de vivre sous le parapluie paternaliste de l’OTAN, c’est-à-dire largement des américains, vont rapidement s’apercevoir qu’ils ne peuvent plus se retrancher derrière ce confort qui ne va plus exister.
Or l’Union Européenne, et le conseil européen qui vient de s’achever, l’a encore montré, ne prend pas en charge sa propre défense. J’apprends que l’AED (l’agence européenne de défense) va s’intéresser à l’insertion des drones dans l’espace aérien européen. Bravo ! Cela fait 6 ans ils m’avaient déjà dit s’intéresser à cette question ! A cette vitesse on n’est pas prêt d’avoir la nouvelle génération de drones européens.
En fait à part la France qui cherche à faire avancer l’U.E sur la partie capacitaire de la Défense ou sur le «paquet opérationnel», voire sur la partie industrielle, il n’y a pas de volonté des autres pays majeurs, Grande-Bretagne et Allemagne notamment. L’exemple de l’Afrique, qui est largement un challenge du futur, en bien (développement) ou en mal (terrorisme) pour notre continent, montre à quel point nos «amis» se contentent de se «regarder le nombril».
Alors l’Europe sans défense risque de se retrouver fort dépourvue lorsque l’hiver des menaces réelles sera venu !
 
Adoption définitive de la loi sur les retraites
Jeudi, 19 Décembre 2013 08:25
Une réforme d'équilibre, de justice et de progrès


Après un an de concertation avec les partenaires sociaux et un intense débat parlementaire, la réforme des retraites vient d’être définitivement adoptée par un vote où la gauche s'est montrée plus unie qu'en première lecture.

L'adoption de ce texte ouvre une nouvelle page de notre modèle social: le système de retraites des Français est désormais guidé par un double objectif de pérennité du financement pour les générations futures, et de plus grande justice pour que les retraites de nos concitoyens ne répercutent plus les inégalités subies au long de la vie active.
Ce texte rétablit l'équilibre financier de nos régimes de retraites en mettant équitablement à contributions les employeurs et les salariés, objectif que la droite avait manqué avec sa loi de 2010.
C'est une réforme de gauche qui voit le jour aujourd'hui, une réforme qui donnera de nouveaux droits aux Français, en lien avec les évolutions du travail et de la démographie. C'est le cas du compte pénibilité qui concernera 1 salarié sur 5 et compensera les périodes d'exercice de métiers pénibles par des droits à la formation ou à un départ anticipé.
C'est aussi le cas du nouveau mode de validation des trimestres qui permettra de mettre fin à une situation discriminante pour les femmes en emploi à temps partiels et les jeunes, qui entrent de plus en plus tard sur le marché du travail tout en cumulant des petits boulots. La meilleure prise en compte des périodes de congés maternité, d'invalidité ou de chômage est aussi une avancée de ce texte.
Tout au long des débats, nous avons enrichi le texte initial et notamment sur le plan des mesures de soutien aux petites pensions.
Enfin, alors que les partenaires sociaux viennent de signer un accord historique sur la réforme de la formation professionnelle, cette loi entérine après la loi de sécurisation de l'emploi, le succès d'une méthode d'écoute, de dialogue et de confiance envers la démocratie sociale, choisie par le gouvernement.

Cette réforme historique prouve qu'il est possible de sauvegarder notre modèle sociale et de continuer à le rendre plus juste et plus protecteur.
 
Inversion de la courbe du chômage : un signe d'espoir pour le pays
Vendredi, 29 Novembre 2013 11:23
L'inversion de la courbe du chômage est un signe d'espoir pour le pays. Car au-delà des données chiffrées, il y a la situation concrète de femmes et d'hommes dans les bassins de vie. Pour la première fois, la courbe s'inverse chez les demandeurs de catégorie A. Pour le sixième mois consécutif, le chômage des jeunes recule. L’objectif du président de la République a été tenu grâce à sa détermination totale et à l’action du gouvernement.
C'est le résultat de la cohérence et de la persévérance de l'action engagée depuis l'alternance. C'est la traduction d'une mobilisation générale, puissante et constante depuis dix-huit mois, contre le chômage et pour la croissance.
L’objectif est maintenant que cette baisse du chômage s’inscrive dans la durée. Plus que jamais, toutes les énergies doivent être mobilisées pour amplifier les dispositifs de soutien à l’emploi et à la croissance. Celle-ci passe par trois principaux leviers.
La politique active de l'emploi se déploie à travers les emplois d'avenir (plus de 85000 à l'heure actuelle), les contrats de génération (plus de 13 000 demandes), les emplois francs, le plan de formations aux emplois non pourvus. Elle passe par le renforcement des moyens du Pôle Emploi et se traduit aussi par la mise en œuvre des dispositions de la loi sur la sécurisation de l'emploi pour concilier des solutions pour le maintien des salariés dans l'emploi et des capacités d'adaptation des entreprises à la conjoncture.
La stratégie de soutien à l'investissement et à l'activité des entreprises est massive, fidèle au pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi engagé depuis un an :  Financement des entreprises avec la BPI, qui continue d’amplifier son rôle d’aide aux PME et à l’économie locale, le lancement des 34 plans de reconquête industrielle qui soutient une économie innovante et créatrice d’emplois.
Le CICE qui permet un allègement du coût du travail et permet déjà un regain de compétitivité de l’économie française.
Enfin, la relance de l'activité et de l'emploi en Europe sont portées par la France depuis mai 2012. avec la stabilisation et consolidation de la zone euro, pacte de croissance avec la mobilisation des fonds structurels et des ressources de la banque européenne d'investissement, ou encore action coordonnée des gouvernements et des institutions européennes contre le chômage des jeunes et pour favoriser leur entrée dans la vie professionnelle
Cette volonté et cette stratégie doivent désormais être confortées et amplifiées afin que la baisse amorcée de la courbe du chômage s'inscrive durablement dans l'économie et la société. Le budget 2014 contribue ainsi pleinement aux objectifs prioritaires de retour à la croissance et à l’emploi. C'est le sens de la politique conduite par le chef de l'État et le gouvernement. Faire réussir cette politique d'intérêt général, pour l'emploi, la croissance, le pouvoir d'achat, la préparation de l'avenir, doit mobiliser toutes les énergies et tous les efforts de la nation.
 
Iran : un accord crucial appelant à la vigilance
Mercredi, 27 Novembre 2013 14:44
L'accord intérimaire conclu à Genève le 24 novembre 2013 avec l'Iran sur le programme nucléaire de la république islamique est un premier pas important vers l'établissement de la confiance avec Téhéran. Dans la perspective d'un accord général et complet sur l'encadrement de son programme nucléaire, l'Iran bénéficie d'une opportunité historique pour démontrer sa volonté de réintégrer la communauté internationale.

Il faut saluer cette réussite diplomatique, qui vient contribuer à des perspectives d'apaisement des tensions au Moyen-Orient. De plus, les exigences fermes de la France en matière de contrôle international et de plafonnement des capacités technologiques de l'Iran ont été retenues dans l'accord intérimaire.

Nous devons être attentifs aux rapports ultérieurs de l'AIEA et les avis du Groupe Union Européenne 3 + 3 quant à la sincérité de l'application par l'Iran de ses engagements, notamment concernant l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium à plus de 5% et la neutralisation de son stock déjà enrichi à près de 20%.
Enfin, l'ouverture manifestée par le régime iranien de libérer tous les prisonniers doit se confirmer dans les actes.
 
Pacte d’avenir pour la Bretagne
Lundi, 18 Novembre 2013 16:43
J’ai participé la semaine dernière, à la Préfecture de la Région Bretagne, à une réunion concernant le Pacte d’avenir de la Bretagne. Autour du Préfet de Région, des préfets des départements et de la quasi-totalité des parlementaires bretons, il y a eu un long débat qui a permis à chacun d’apporter ses propositions.
Le Président de la Région, M. Massiot, a insisté sur le fait que ce pacte serait élaboré ici avec comme objectif d’être finalisé pour début décembre. Il s’articulera autour d’un volet de mesures d’urgence, d’un plan agricole et agro-alimentaire pour la Bretagne et de propositions de compétitivité économique et territoriale.
Dans mon intervention j’ai d’abord souligné les fragilités économiques du Finistère Sud, comme l’a montré le dossier Boutet-Nicolas. J’ai ensuite fait un parallèle entre ce qui me semblent être les atouts de la France dans la mondialisation (entre autres la francophonie, notre présence diplomatique avec siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU, les capacités économiques en innovation-recherche et la mer) et ceux de la Bretagne dans ce cadre (une forte identité culturelle et territoriale, une force entrepreneuriale en agriculture-agroalimentaire et la mer).
Enfin, puisque la mer est bien un dénominateur commun de nos potentialités, j’ai insisté sur des projets à promouvoir, avec cohérence des acteurs sur les biotechnologies marines, pour empêcher la captation de nos quotas de pêche ou pour développer l’aquaculture halieutique extensive.
 
<< Début < Préc 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>

Page 10 de 52
Copyright 2008 © Gilbert le Bris - Conception & hébergement icomme - Mentions légales