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Economie bleue
Jeudi, 04 Février 2016 09:15
J’ai participé, ces derniers jours, au débat sur la proposition de loi en faveur de l’économie bleue.

Après avoir travaillé en amont sur les articles de ce texte, je suis intervenu pour appuyer la valorisation de cet atout majeur pour la France qu’est le domaine maritime et celles et ceux qui participent à sa mise en valeur.

Les titres de cette loi, largement votée, sont éloquents sur l’ambition poursuivie :

- Renforcer la compétitivité des exploitations maritimes et des ports de commerce

- Soutenir les pêches maritimes et les cultures marines

Et les chapitres déclinent cette logique en :

- Simplification des procédures administratives

- Rénovation de la gouvernance des ports

- Renforcement de l’employabilité des gens de mer et leur protection

- Renforcement de l’attractivité du pavillon français

- Renforcement des mesures relatives à la sûreté et à la sécurité

Je suis intervenu sur plusieurs amendements dont l’un pour apporter des moyens supplémentaires aux associations d’accueil de marins de commerce présentes dans les ports.

Un autre, essentiel, a été accepté pour ajouter à l’article L5511-1 du code des transports, 3 alinéas qui permettent de distinguer les « statuts » entre marins de commerce et marins à la pêche. En effet ces activités font l’objet, en matière sociale, de conventions internationales distinctes : MLC 2006 et STCW pour le commerce, OIT 188 et STCW-F pour la pêche.

Je tenais à défendre la spécificité du métier de marin pêcheur car des dispositions commerce peuvent se révéler inadaptées au monde de la pêche : il ne peut pas y avoir les mêmes normes pour la taille et les exigences de locaux, pour la qualification du personnel de cuisine ou de table, pour l’indemnité de nourriture, pour ne citer que ces quelques exemples, à la pêche et au commerce.

Au total un bon texte, qui est sorti amélioré de l’Assemblée Nationale, et qui est désormais au Sénat

 
L'Arabie Saoudite à la une !
Vendredi, 22 Janvier 2016 15:43

arabie_saoudite_2016_defDeux hebdomadaires, le « Nouvel Obs » et « Le Point » font leur une de cette semaine sur l'Arabie Saoudite.

Je viens d'en revenir car j'ai présidé une mission de mon groupe spécial méditerranée-moyen-orient dans ce pays. Je ne reprendrai pas ici les analyses des journalistes de ces revues même s'ils mélangent des vérités, des approximations et des méconnaissances.

J'ai, quant à moi, commencé par une rencontre particulière avec notre ambassadeur là-bas, Monsieur Besancenot, qui a une très grande connaissance de ce Royaume et nous avons ensuite échangé dans une réunion, tenue à l'ambassade de Grande-Bretagne, avec 15 ambassadeurs.

D'une façon générale nous avons eu des contacts francs et positifs avec nos interlocuteurs de Ryad. Bien sûr la situation géostratégique et régionale (Syrie, Irak, Yémen, Iran), ainsi que la lutte contre le terrorisme, au niveau national et international, ont été au cœur de nos rencontres mais nous avons aussi évoqué les questions sociétales et des droits humains.

Des réunions de travail ont eu lieu avec le Conseil de coopération des États arabes du Golfe, à l'institut des études diplomatiques, ainsi qu'avec plusieurs membres du Conseil Consultatif (Majlis al-Shura) sous l'égide du président de ce conseil du roi, le Dr. Abdullah Ben Mohammed Alsheikh, ainsi qu'avec son vice-président Mohammed bin Amin Jefri. Nous avons eu le plaisir d'assister et d'être salués à la séance plénière de la Shura.

Le roi Salman ben Abdelaziz al Saoud (la dynastie Saoud a d'ailleurs donné son nom au pays) a tenu à nous recevoir pour un entretien, alors même qu'il recevait quelques heures plus tard Laurent Fabius puis le président chinois, Xi Jinping. Avec des membres du GSM et de l'AP-OTAN présentés - voir photo - nous avons pu échanger avec lui sur la situation internationale.

Parmi nos visites et entretiens, outre les ministres et experts saoudiens, je retiens la matinée passée au « Centre pour la consultation et l'orientation », qui est en fait un établissement dédié à la déradicalisation. Il reçoit nombre de « radicalisés », des extrémistes, venant de Guantanamo ou des prisons locales, et a pour objectif de les réinsérer dans la société saoudienne...le taux de réussite est remarquable puisqu'il dépasse les 80 % de personnes ayant repris une vie normale et pacifique.

Au terme de cette mission j'ai pu, à l'ambassade de France et à côté de l'ambassadeur, présenter mes vœux 2016 à nos compatriotes résidant et travaillant en Arabie Saoudite.

 
Forum transatlantique à Washington
Vendredi, 11 Décembre 2015 15:25

forum_transatlantique2015
J’ai conduit cette semaine la délégation française (députés et sénateurs) au Forum transatlantique annuel de l’AP-OTAN à Washington.

Nos séances de travail se sont tenues pour l’essentiel au «National Defense University». Sous la présidence de Michael R. Turner, les participants ont pu échanger sur des thèmes aussi divers que :

- L’état des relations transatlantiques avec l’ambassadeur John A. Heffern du département d’Etat des USA

- La lutte contre les tactiques hybrides avec l’ambassadeur John Herbst, ancien responsable des Etats-Unis en Ukraine

- L’évolution des forces armées dans les pays concernés par le traité de l’Atlantique Nord

- La lutte contre Daech

- L’accord nucléaire avec l’Iran

- Les perspectives ouvertes par l’élection présidentielle en 2016 aux USA

Nous avions eu bien sûr une réunion avec Gérard Araud, l’ambassadeur de France, afin d’harmoniser nos positions sur les dossiers soumis à notre examen.

Cette série d’entretiens et réunions se situait chronologiquement après les attentats de Paris et aussi celui de Californie ; la solidarité et la détermination des alliés sont l’élément marquant de ce Forum.

 
Le GSM à Florence
Lundi, 30 Novembre 2015 07:36

imageC’est une grande, belle et solennelle réunion du GSM (Groupe Spécial Méditerranée et Moyen-Orient), que je préside, que nous avons organisé à Florence (Italie) du 25 au 28 novembre 2015.

500 participants, 200 journalistes, plus de 40 pays représentés… et un lieu, la « Sala dei Cinquecento » au « Palazzo Vecchio », d’une remarquable et historique beauté : tels sont les ingrédients d’une assemblée unanimement reconnue comme réussie et fructueuse.

J’ai bien sûr ouvert ce séminaire en accueillant les participants avec Dario Nardella, le maire de Florence, Andrea Manciulli, le chef de la délégation italienne à l’assemblée parlementaire de l’OTAN et Pietro Grasso, le président du Sénat italien. Dans mon discours introductif j’ai mentionné la gravité et l’émotion qu’appelle la situation à laquelle nous faisons face des deux côtés de la Méditerranée et même au-delà. J’ai insisté sur l’impératif, qui est le nôtre, de montrer la force de la civilisation face à la violence mais aussi la puissance du dialogue. Il a été réconfortant d’entendre, émanant de chaque délégation, les manifestations de compassion et de solidarité avec la France.

J’ai fait adopter, à l’unanimité, le rapport de notre groupe, présenté par Andrea Manciulli et intitulé : « Daech : un défi pour la sécurité régionale et internationale ». Parmi les thèmes étudiés dans les différentes sessions, et en présence des ministres italiens de l’intérieur (Angelino Alfano), de la sécurité nationale (Marco Minniti) de la Défense (Roberta Pinotti) et des Affaires Etrangères (Paolo Gentiloni) je retiendrai les suivants :

- les origines idéologiques, théologiques et socio-économiques du terrorisme djihadiste
- la crise des réfugiés
- le financement du terrorisme
- l’évolution des relations européennes avec le Moyen-Orient
- les perspectives énergétiques dans la région Moyen-Orient - Afrique du Nord
- les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes dans le Moyen-Orient – Afrique du Nord
- Libye : entre Etat et guerre civile
- L’Iran et l’ordre régional émergent

Nous avons aussi eu le plaisir de pouvoir dialoguer, en visio conférence, avec la haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères et la sécurité, FedericaMogherini. Elle était d’ailleurs, il n’y a pas très longtemps, mon homologue présidente de la délégation italienne à l’AP/OTAN.

Au final ces journées à Florence ont permis le dialogue que je recherchais, et engagé les participants à cette nécessaire solidarité face aux évolutions majeures du monde contemporain.

 
APRES VERSAILLES
Mardi, 17 Novembre 2015 08:57
Nous sommes en guerre oui ! Du Président de la République à tous les responsables gouvernementaux ou d’opposition chacun le répète ! Oui une guerre, pas similaire à celle de la ligne Maginot et des tranchées, ni à celle des plages de Normandie et d’Hiroshima ! Une guerre asymétrique où le terrorisme, les massacres et déplacements de populations sont utilisés comme des armes !
C’est devenu une réalité : nous n’avons plus aucune menace à nos frontières mais il n’y a plus de frontière pour les menaces !
Nous devons garantir à nos concitoyens que toutes les mesures sont prises pour assurer leur sécurité et que les moyens sont mis au service du combat pour nos valeurs et notre mode de vie.
J’approuve donc la réponse forte et les décisions du Président de la République : restauration de la force de l’Etat régalien pour l’armée, la police, la justice…
J’approuve sa volonté de nous réarmer juridiquement, constitutionnellement, financièrement pour faire face aux nouvelles données technologiques et stratégiques qu’utilise Daesh au service de sa barbarie, son sectarisme et nihilisme.
Mais j’aurai souhaité aussi que 2 orientations soient clairement exprimées car, du fait de mes responsabilités à l’assemblée de l’OTAN, je les sens nécessaires.
1/ L’affichage d’un budget de la Défense à 2% du PIB pour la fin du mandat : d’abord cela serait conforme aux décisions prises, y compris par nous, au sommet de 2014 au Pays de Galles. Ensuite ce serait un message clair à nos partenaires européens pour qu’ils prennent en compte la situation sécuritaire mondiale et, suivant notre exemple, fassent les efforts budgétaires, militaires, doctrinaux qui s’imposent.
2/ Ajouter à la référence du Président à l’article 42-7 du traité de l’U.E, pour en appeler à la solidarité européenne, l’évocation de l’article 5 du traité de l’OTAN : celui-ci permet de qualifier l’attaque contre un des 28 alliés d’une attaque contre tous. Il ne s’agirait pas de leur demander une aide au niveau de la sécurité de notre territoire mais d’entraîner la solidarité, particulièrement d’européens qui souvent voient la Défense plus à travers le prisme de l’OTAN que de l’U.E !
J’ajoute, que contre la piraterie en Océan Indien, il y avait conjointement 2 opérations : l’une européenne avec « Atalante », l’autre OTAN avec « Ocean Shield ». A l’égard du terrorisme il n’est sûrement pas inutile de faire appel aussi aux deux alliances.
Ayons conscience que c’est l’Europe, d’ailleurs bâtie historiquement sur le rejet de la guerre, qui est désormais attaquée comme porteuse de valeurs, de libertés et de styles de vie !
 
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