Traité de Tromelin retiré : ouf !
Mardi, 17 Janvier 2017 14:56
L’ordre du jour de l’Assemblée prévoyait pour ce mercredi 18 janvier 2017 la ratification d’un accord-cadre passé avec la république de Maurice sur la cogestion de l’île de Tromelin.
Avec quelques collègues, dont en particulier Philippe Folliot et Laurent Furst, j’ai mené une action pour montrer au gouvernement la nocivité d’une telle initiative.
Ce n’est pas un petit texte anodin, un banal accord-cadre : c’est toute la politique et la grandeur maritime française qui étaient en cause, c’est la souveraineté nationale qui était en jeu, c’est de l’avenir de nos territoires d’outre-mer et de notre envergure internationale dont il était question !
Le gouvernement vient, avec sagesse, de retirer son texte. Bien sûr je demeurerai vigilant car on ne peut pas se contenter de déclamer dans les discours  que la France est un pays qui a un domaine insulaire et maritime à dimension planétaire et négliger d’y défendre notre souveraineté.
Le gouvernement mauricien ne cesse de dire publiquement que pour lui la cogestion n’est qu’une première étape vers le transfert de souveraineté ! Alors que juridiquement ils n’ont aucun droit sur Tromelin, la France doit leur faire comprendre qu’elle ne bradera jamais, ni à eux ni à d’autres, ces îles (Tromelin, Clipperton, îles éparses du canal du Mozambique, etc…) qui entraînent une Z.E.E (zone économique exclusive) importante et constituent une richesse économique, stratégique et environnementale incomparable pour notre pays.
Il est bon que l’expertise parlementaire ait été prise en compte. En effet tant Philippe Folliot, auteur de rapports sur ces thèmes que moi-même, ancien commissaire de la marine de l’Océan indien (donc connaisseur de toutes ces îles et de leur importance) et député du port thonier majeur pour cette zone, sommes bien au fait de ces questions dont l’importance pour l’avenir ne doit pas être négligée.
 
L’île de Tromelin doit rester française !
Mardi, 10 Janvier 2017 16:19
Je vais m’opposer à la ratification, proposée par le gouvernement, du Traité de co-gestion de l’île de Tromelin.
Pourquoi notre pays accepterait-il de se rabaisser ? La France doit-elle douter à ce point d’elle-même pour qu’elle en arrive à «brader» ainsi sa souveraineté ?
Tromelin est une île d’un kilomètre carré située dans l’Océan indien (à 450 km à l’Est de Madagascar et à 535 km au Nord de l’île de la Réunion) et celle-ci est sur le point d’être concédée en gestion partagée sans contrepartie à l’île Maurice : ce bout de France est menacé par l’aveuglement de nos diplomates et par la lâcheté de certains politiques.

Tromelin n’a pas seulement connu une aventure humaine exceptionnelle, si bien décrite par Irène Frain. Elle génère 280 000 km2 de Zone Economique Exclusive, presqu’autant que la France continentale, Corse comprise : 345 000 km2 !

S’il a été signé en catimini le 1er juin 2010, le traité inique de «cogestion» de Tromelin avec l’île Maurice ne doit pas être ratifié.
Il est scandaleux car il concède en gestion partagée une partie de notre territoire sans aucune contrepartie : où est notre conception de la République «Une et indivisible» ?
Il est dangereux car il ne mettrait même pas fin aux revendications de l’île Maurice, sans parler du précédent créé́ de la sorte.
Il est unilatéral et déséquilibré car aucune réciprocité́ ou contrepartie ne sont prévues pour la France, qui serait perdante sur tous les plans.
De plus, s’il était, par malheur, ratifié, ce traité servira de fondement pour justifier, légitimer et accroitre les revendications de Madagascar sur les îles Eparses, du Mexique sur la Passion- Clipperton voire, à terme, de l’Afrique du Sud ou de l’Australie sur les Terres Australes.
L’adoption de ce traité marquerait le début du démantèlement de notre domaine maritime, le deuxième au monde avec 11 millions de km2, et la fin de la singularité française qui, si elle se croit continentale et européenne est en réalité maritime et mondiale....
Une mobilisation transpartisane avait écarté une première tentative de ratification en 2013 : aux côtés de parlementaires de tous bords et de membres de la société́ civile, Tromelin avait pu compter, entre autre, sur la courageuse opposition du ministre de l’Outre-mer de l’époque, Victorin Lurel.
Nous allons nous mobiliser car la nouvelle tentative de ratification de ce traité inique doit échouer. Il en va de l’honneur de l’Assemblée nationale que de montrer l’indépendance du Parlement et son souci de jouer un rôle de gardien des intérêts supérieurs du pays, de notre souveraineté nationale et du respect de l’article 1 de la Constitution française : «La France est une République indivisible» !

En compagnie de Philippe Folliot, député du Tarn et de Laurent Furst, député du Bas-Rhin, notamment, nous nous battrons en séance contre cette volonté gouvernementale.
 
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